Le prince Andrew reste sous enquête dans le cadre des réseaux Epstein. C’est l’invité du Grand Entretien de mai 2026 qui le rappelle, en soulignant un détail institutionnel lourd de conséquences : c’est Charles III lui-même qui aurait demandé cette enquête. Une démarche que l’invité présente comme une volonté de clarification des liens entre la couronne et les réseaux Epstein, et qu’il juge, dans son principe, honorable.
Mais le problème est là : quand on commence à creuser, on n’est pas certain d’aimer ce qu’on trouve. L’invité n’exclut pas qu’un marchandage puisse s’opérer en coulisses pour éviter que les investigations n’aillent trop loin. Une fragilité institutionnelle réelle, dans un contexte où la monarchie britannique sort déjà affaiblie des retombées de l’affaire Epstein.
C’est précisément cette fragilité que Starmer pourrait chercher à exploiter. En tentant d’utiliser le discours du trône pour contourner la Chambre des communes, il jouerait sur un roi politiquement exposé, moins solide que ne l’était Élisabeth II, et dont les convictions patriotiques sont, selon l’invité, nettement moins affirmées que celles de sa mère.
Un roi sous pression, un Premier ministre en sursis, une enquête sensible en suspens : la monarchie britannique entre dans une zone de turbulences dont personne ne connaît encore l’issue.
Cercle Aristote – Pierre-Yves Rougeyron
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