John Fitzgerald Kennedy, né le 29 mai 1917 et assassiné le 22 novembre 1963 à Dallas, fut le 35e président des États-Unis, issu d'une famille catholique de la côte Est forgée dans les milieux politiques et financiers. Diplômé de Harvard en 1940 après un bref passage à la London School of Economics, il exerça successivement comme représentant puis sénateur du Massachusetts avant d'accéder à la Maison-Blanche en janvier 1961.
Son rapport à la France et à la souveraineté française fut structuré par les contraintes de la Guerre froide et par la logique atlantiste dans laquelle il s'inscrivait pleinement. Son administration entretint avec le général de Gaulle des relations marquées par une tension de fond : Kennedy défendait une architecture de défense occidentale intégrée sous commandement américain, là où de Gaulle refusait toute subordination stratégique et construisait la dissuasion nucléaire française comme instrument d'indépendance nationale. Le projet de force multilatérale atlantique proposé par Washington en 1962-1963, qui visait à diluer les capacités nucléaires européennes dans un cadre américain, cristallisa cet antagonisme.
Sur le plan diplomatique, Kennedy s'opposa à la vision gaullienne d'une France conductrice de sa propre politique étrangère, notamment en matière de reconnaissance de la Chine populaire ou de non-alignement partiel. Il maintint la pression américaine pour que Paris reste dans le cadre intégré de l'OTAN, pression à laquelle de Gaulle répondra en 1966, trois ans après l'assassinat de Kennedy, par le retrait de la France du commandement militaire intégré.
Kennedy incarne ainsi, du point de vue de la souveraineté française, le modèle du président américain cherchant à maintenir l'Europe occidentale, et la France en particulier, dans une dépendance stratégique consentie, au nom de la solidarité atlantique.
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