L’Assemblée nationale a adopté une proposition de loi imposant 100 % de produits français dans les cantines scolaires. LFI et RN ont voté ensemble, s’en sont félicités sur les réseaux sociaux, et l’affaire semblait réglée. Sauf que la Commission européenne a immédiatement rappelé l’évidence : une telle obligation est contraire au droit européen, et la ministre de la Culture l’a confirmé. La loi ne s’appliquera pas.
C’est précisément le piège que dénonce Florian Philippot, président des Patriotes, lors d’un entretien avec Front Populaire le 3 juin 2026 : « Ils ont pris une note de la Commission immédiatement en disant c’est contraire au droit européen et vous le savez très bien. En fait ils enfument et ils le savent. C’est une manipulation. » Pour le dirigeant souverainiste, ce vote illustre l’impasse du réformisme dans le cadre des traités actuels. L’agriculture, comme l’immigration ou l’énergie, reste une compétence largement verrouillée par Bruxelles, et les parlementaires le savent pertinemment lorsqu’ils déposent des textes inapplicables. L’objectif n’est pas législatif, mais communicationnel : occuper l’espace médiatique sans jamais poser la question de la sortie de l’Union européenne, que ni LFI ni le RN ne veulent inscrire au débat présidentiel.
Pour Philippot, c’est l’absence de candidature souverainiste intransigeante en 2027 qui permettra à ce manège de se poursuivre sans contradiction.
Le Souv, pour une France qui s’appartient.
*D’après un entretien de Florian Philippot sur Front Populaire
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