C’est un héritage qui embarrasse encore la gauche française. Comme l’a rappelé l’invité du Cercle Aristote lors du grand entretien du 28 juin 2026, le général de Gaulle fut l’un des plus grands bienfaiteurs de la condition féminine au XXe siècle, du droit de vote jusqu’à la loi Neuwirth sur la contraception en passant par toute une série d’avancées sociales majeures.
Ce bilan dérange particulièrement le récit progressiste classique. L’invité souligne notamment que le Parti communiste lui-même n’était pas totalement favorable au droit de vote des femmes, considérant à l’époque que ces dernières voteraient avec les curés, selon une vision ouvertement paternaliste. La pensée gaullienne, au contraire, reconnaissait que les Françaises, ayant largement participé à la Résistance, méritaient d’être récompensées par la République.
Plus largement, de Gaulle est allé plus loin dans l’opposition au capitalisme que toute la gauche non communiste, tout en restant haï par cette même gauche pour son patriotisme et son incarnation d’une France souveraine. Cette réalité historique gêne aussi bien une gauche libérale mondialisée, incapable d’aimer un pays selon l’invité, qu’une certaine mémoire collective qui préfère parfois oublier d’où viennent réellement les droits dont bénéficient les Françaises aujourd’hui.
Cercle Aristote – Pierre-Yves Rougeyron
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