500 élus. Ce chiffre n’a pas été choisi au hasard. Derrière la tribune de soutien à Gabriel Attal publiée cette semaine se cache, selon l’invité du Cercle Aristote, une logique électorale implacable : « Pourquoi il a pris 500 élus à ton avis ? Parce que c’est 500 parrainages. »

L’ancien Premier ministre, qui « n’a pas envie de négocier pour l’instant », préparerait ainsi méthodiquement sa candidature à la présidentielle, quitte à faire exploser le bloc central. Une manœuvre d’autant plus provocante qu’elle intervient alors qu’Édouard Philippe, tête de série numéro 1 déclarée, se trouve visé par une enquête pour soupçon de détournement de fonds publics. « Ça sent le cadeau d’Emmanuel », ironise l’invité, qui voit dans cette opération une réconciliation temporaire entre Macron et Attal « sur le dos du panda du Havre ».

Le calcul serait simple : Philippe empêtré dans ses ennuis judiciaires finira par renoncer, laissant Attal seul face à Bardella. « Je suis couronné. Face à Bardella. Je gagne. Basta. » Une illusion soigneusement entretenue par les courtisans, ces « armées de laquets » qui « ne sont pas des hommes d’État » mais des « hommes de cour ». Avec quatre candidats potentiels dans le bloc central, la barre des 500 parrainages devient un atout décisif dans la guerre des egos qui s’annonce.

Cercle Aristote – Pierre-Yves Rougeyron

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