L’Eurodrone est mort. Et selon l’invité du Cercle Aristote, c’est une excellente nouvelle pour la France. Qualifiant le programme de « vraie saloperie », il souligne que cet abandon forcé représente une victoire discrète mais réelle pour la souveraineté industrielle française.
L’analyse est sans appel : le complexe militaro-industriel français conserve encore des forces de rappel capables de résister aux concessions imposées par les logiques de coopération européenne. Ce constat s’inscrit dans une critique plus large des choix d’armement qui sacrifient trop souvent les intérêts industriels nationaux sur l’autel de la collaboration communautaire. L’Eurodrone apparaissait précisément comme l’un de ces compromis dommageables, où la dilution des capacités françaises dans un projet multinational affaiblissait notre autonomie stratégique.
L’invité rappelle que cette résistance industrielle n’est pas isolée : les blocages rencontrés par Dassault concernant le SCAF témoignent également de cette volonté de préserver des intérêts nationaux face aux pressions politiques. Une dynamique qui contraste avec l’attitude du pouvoir macroniste, accusé de brader les moyens de l’État. La fin de l’Eurodrone constituerait ainsi un signal encourageant : celui d’une industrie de défense qui refuse encore de capituler face aux logiques dilutives de la coopération européenne.
Cercle Aristote – Pierre-Yves Rougeyron
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