Emmanuel Macron a engagé des cabinets d’avocats « hors de prix » aux États-Unis dans le cadre du procès qu’il intente contre la vidéaste Kandasowen, plus connu sous le nom de « procès Brigitte ». Des honoraires parfaitement conformes aux standards américains, mais qui soulèvent une question lancinante : qui paie ?
Selon l’invité, Florian Philippot serait le premier, et l’un des seuls, à avoir publiquement posé la question. Une interrogation d’autant plus légitime que, si le président de la République souhaite se défendre à titre de particulier devant la justice américaine, il dispose de possessions personnelles pour assumer cette dépense. La mobilisation des deniers publics constituerait ici une illustration emblématique de ce que l’invité qualifie de rapport pathologique aux moyens de l’État.
L’analyse de l’invité est tranchante : cette affaire concentre les deux mamelles du macronisme, à savoir un rapport obsessionnel à l’humiliation de l’autre et une privatisation systématique des ressources publiques. Une synthèse qu’il résume d’une formule lapidaire : « Je te la fais fermer, mais je te la mets quand même. » Derrière la polémique judiciaire se dessinerait donc un double visage, celui d’un pouvoir qui entend faire taire tout contradicteur sans pour autant renoncer à faire main basse sur les finances de l’État.
Cercle Aristote – Pierre-Yves Rougeyron
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