Plus de 1 400 heures par an : c’est le temps que les Français passent en moyenne devant leur téléviseur, selon les chiffres Médiamétrie de 2012 cités par l’invité lors d’une conférence donnée le 14 juillet 2015. Avec 3h50 par jour en semaine et 4h45 le dimanche, l’exposition aux contenus télévisuels façonne mécaniquement les opinions politiques, dans un cadre où la diversité des voix reste très encadrée.

L’invité établit un lien direct entre temps d’antenne et résultats électoraux, rappelant que lors de la présidentielle de 2012, l’ordre d’arrivée des candidats au premier tour correspondait exactement à leur temps de parole cumulé. François Hollande et Nicolas Sarkozy totalisaient chacun plus de 60 heures sur le seul mois de janvier, quand d’anciens ministres ou Premiers ministres peinaient à dépasser les trois heures, et que certains candidats déclarés restaient à zéro minute.

Cette mécanique, poursuit-il, s’adosse à une concentration de la propriété des médias entre les mains d’investisseurs institutionnels étrangers, majoritairement américains. TF1, propriété de Bouygues, compte parmi ses actionnaires le fonds Capital Research Management ; Lagardère, présent dans la presse nationale, est détenu à plus de 60 % par des intérêts non français. Derrière le constat chiffré se dessine donc une problématique de souveraineté : qui contrôle les récits contrôle les choix démocratiques.

Le Souv, pour une France qui s’appartient.

Union Populaire Républicaine

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