240 millions de locuteurs en 2014, sixième langue la plus parlée au monde, et une projection à 90 % de francophones africains d’ici 2050 : le français se porte bien. Très bien, même, sauf sur un continent : l’Europe.

C’est le paradoxe rappelé par l’invité lors d’une conférence de 2015. En 1962, 80 % des textes de la Communauté européenne étaient rédigés en français. En 2007, ce chiffre s’effondrait à 12 %, tandis que l’anglo-américain s’installait comme langue unique de travail. Les élargissements successifs, à partir de l’entrée du Royaume-Uni en 1973, ont mécaniquement imposé l’anglais comme langue véhiculaire. Aujourd’hui, des pages entières du site de la Commission européenne ne sont plus disponibles qu’en anglais.

Pourtant, la vitalité mondiale du français est spectaculaire. Portée par la démographie africaine, seule zone connaissant encore un fort accroissement, la langue française pourrait devenir la troisième plus parlée au monde d’ici 2060. L’Organisation internationale de la francophonie documente cette progression : 170 millions de locuteurs en 2000, 240 millions en 2014.

Le contraste est saisissant. Sur tous les continents, le français avance. En Europe, il recule, victime d’institutions où 24 langues officielles génèrent 276 combinaisons de traduction et où la langue de travail est devenue, de facto, le « globiche » anglo-américain.

Le Souv, pour une France qui s’appartient.

Union Populaire Républicaine

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