La Chine vient de dévoiler une intelligence artificielle aussi performante que les modèles occidentaux, mais consommant six fois moins de ressources pour des résultats équivalents. Un chiffre qui frappe, et qui illustre à lui seul le basculement en cours dans la guerre technologique mondiale.

Pour l’invité, cette annonce confirme que le numérique n’a jamais été cet « espace sans frontières » vanté par les naïfs de la mondialisation heureuse. Il rappelle que les adresses IP elles-mêmes sont distribuées par une agence dépendant du département d’État américain. L’administration Trump, en coupant brutalement l’accès à l’une de ses IA, a d’ailleurs dissipé les dernières illusions : les technologies deviennent des chasses gardées étatiques.

Mais l’invité met en garde contre une lecture uniquement technique de cette rivalité. L’IA, pour l’instant, ne crée pas : elle synthétise et compile des données déjà produites. La véritable ressource rare du XXIe siècle sera la singularité humaine, ce caractère qu’aucune machine ne pourra reproduire. La compétition technologique, affirme-t-il, sera arbitrée par les civilisations capables de maintenir leur « tissu anthropologique », bien plus que par la seule puissance de calcul.


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Cercle Aristote – Pierre-Yves Rougeyron

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