La Chine capterait déjà 40 % du pétrole extrait de Russie. Un chiffre éloquent, avancé par l’invité lors du Grand Entretien de mai 2026, qui illustre l’ampleur du basculement énergétique en cours. Si les Européens voulaient aujourd’hui se réconcilier avec Moscou — ce qui n’est même pas à l’ordre du jour —, « on nous laissera les miettes », assène-t-il.
Pendant que les frappes iraniennes désorganisent la production et le transit pétrolier au Moyen-Orient, provoquant des tensions sur le kérosène et les engrais pour au moins 18 à 30 mois, la Russie remplit ses caisses. L’Asie, Chine en tête, sécurise méthodiquement ses approvisionnements. « Bravo, vous avez tout gagné », ironise l’invité à l’adresse des décideurs européens.
Conséquence concrète : des rationnements de vols, un ralentissement du commerce maritime pénalisant les grands exportateurs, et une crise alimentaire attendue dès la fin de l’été dans les pays dépendants des engrais. La stratégie de sanctions se retourne désormais contre ceux qui l’ont promue.
Cercle Aristote – Pierre-Yves Rougeyron
Cet article vous a-t-il été utile ?
Qu’est-ce qui n’allait pas ? (facultatif)
Merci, c’est noté.
