Les BRICS désignent à l’origine quatre puissances émergentes regroupées sous un acronyme forgé par l’économiste Jim O’Neill en 2001 (Brésil, Russie, Inde, Chine), rejoints en 2010 par l’Afrique du Sud. Initialement catégorie financière, le groupe est devenu un format diplomatique de premier plan, avec sommets annuels, banque de développement (NDB, 2014) et coopérations sectorielles. En 2024, l’élargissement a intégré l’Égypte, l’Iran, les Émirats arabes unis et l’Éthiopie, portant l’ensemble à environ 45 % de la population mondiale et 35 % du PIB en parité de pouvoir d’achat.

Pour la pensée souverainiste française, les BRICS illustrent l’avènement du monde multipolaire et la possibilité d’un ordre international qui ne serait plus structuré par l’hégémonie occidentale. Caroline Galactéros, Hubert Védrine, Régis Debray, Emmanuel Todd y voient l’occasion d’une diplomatie d’équilibre pour la France et l’Europe, plutôt qu’un alignement systématique sur Washington. Le débat porte moins sur la nature exacte des BRICS (très hétérogènes politiquement) que sur la fin de l’unipolarité américaine qu’ils signifient.

Synonymes : BRICS+, club des émergents

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