Le libre-échange désigne la doctrine selon laquelle la prospérité collective est maximisée quand les biens, les services et les capitaux circulent sans entrave entre nations. Formulée par David Ricardo (théorie des avantages comparatifs, 1817), institutionnalisée par le GATT en 1947 puis par l’OMC en 1995, et amplifiée par les accords régionaux (Alena, marché unique européen, RCEP), elle a structuré l’ordre économique mondial depuis 1945.
Sa critique souverainiste tient en trois points. Économique : Ricardo suppose l’immobilité des facteurs de production, hypothèse absurde dans un monde où le capital circule librement et délocalise instantanément. Sociale : le libre-échange détruit les classes moyennes occidentales en mettant en concurrence des travailleurs aux droits sociaux très inégaux. Politique : il transfère à des instances non élues (OMC, tribunaux arbitraux) des décisions qui devraient relever du suffrage national. Voir Jacques Sapir, Emmanuel Todd, David Cayla.
Synonymes : libéralisme commercial, free trade
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