La mondialisation désigne l’accélération, à partir des années 1980, des flux de marchandises, de capitaux, d’informations et de personnes à travers les frontières nationales. Elle s’enracine dans la libéralisation du commerce (cycles du GATT puis OMC), la déréglementation financière, et la diffusion mondiale des technologies numériques.
Ses promoteurs y voient un moteur de croissance et de paix par le commerce. Ses critiques, parmi lesquels Jacques Sapir, Emmanuel Todd ou David Cayla, soulignent qu’elle a profité essentiellement aux multinationales et aux classes aisées des pays développés, tout en disloquant les classes moyennes occidentales. Le géographe Christophe Guilluy a documenté cette fracture entre les métropoles connectées et la « France périphérique » décrochée.
Pour les souverainistes, la mondialisation n’est pas un destin : c’est une politique. Elle suppose des choix réversibles (accords commerciaux, libre circulation des capitaux) qu’une nation peut renégocier ou abandonner si elle en juge le coût excessif. À ne pas confondre avec la planétisation, qui désigne le phénomène géographique et historique plus large d’unification du monde.
Synonymes : globalisation, intégration économique mondiale
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