L’OCS, créée à Shanghai en 2001 par la Chine, la Russie et quatre républiques d’Asie centrale, s’est élargie à l’Inde, au Pakistan, à l’Iran et à la Biélorussie. Elle couvre désormais environ 40 % de la population mondiale. Conçue initialement pour stabiliser l’Asie centrale après l’effondrement de l’URSS, elle est devenue un cadre de coopération économique, énergétique et sécuritaire qui propose une alternative à l’ordre occidental sans en être formellement le rival.
Pour la pensée souverainiste, l’OCS illustre la recomposition multipolaire en cours : un ensemble d’États très divers (démocraties parlementaires, régimes autoritaires, théocraties) coopèrent sans s’imposer mutuellement un modèle politique. Caroline Galactéros y voit un test pour les diplomaties occidentales : continuer à ignorer ces cadres ou les prendre au sérieux comme acteurs structurants du XXIe siècle. Le débat français reste pauvre sur ce sujet, par tropisme transatlantique persistant.
Synonymes : Organisation de Shanghai, alliance eurasienne
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