« Le plus simple pour faire vivre la tradition et pour réenraciner, c’est de s’occuper de l’enfant. » Pierre-Yves Rougeyron, dans ses carnets d’été, renverse la perspective habituelle sur l’identité nationale. Loin des débats abstraits, il ancre le projet souverainiste dans une réalité anthropologique concrète : la transmission ne peut exister sans la continuité biologique et éducative.

L’analyse est tranchante. Le nationalisme français a longtemps profité d’une anthropologie conservatrice préexistante, celle d’un peuple dont il n’était pas comptable. Aujourd’hui, cette colonne vertébrale s’effrite sous les coups d’un système libéral qui, selon Rougeyron, émet des « chèques sur l’anthropologie de nos parents » sans jamais la régénérer.

La politique de l’être prime alors sur celle de l’avoir. Faire des enfants, les éduquer dans la connaissance des legs anciens, leur permettre d’adapter ces héritages aux formes contemporaines : voilà la restauration nationale en actes. Rougeyron l’assume, cette exigence heurte un camp national lui-même traversé par des courants antinatalistes.

Pourtant, nulle transmission culturelle sans géniteurs qui deviennent pères, nulle âme des peuples sans foyers où elle s’incarne. Le souverainisme intégral commence par le berceau.

Le Souv, pour une France qui s’appartient.

*D’après un entretien de Pierre-Yves Rougeyron sur Cercle Aristote – Pierre-Yves Rougeyron

Cet article vous a-t-il été utile ?

Qu’est-ce qui n’allait pas ? (facultatif)

Signaler une erreur

Merci, c’est noté.