Les forces russes viennent d’essuyer une lourde défaite sur le continent africain, avec des pertes humaines significatives. C’est l’analyse de Pierrive Rougéron, invité du Cercle Aristote, qui y voit la preuve que Moscou ne maîtrise ni ne comprend le terrain africain.

« Ils ont pour la première fois perdu des hommes — pas pour la première fois, mais ils ont perdu lourdement des hommes », souligne-t-il, insistant sur le fait que la Russie se heurte à une réalité qu’elle ne parvient pas à appréhender. Cette déconvenue nuance sérieusement l’image d’une Russie triomphante sur le continent.

Rougéron met en garde les pays africains qui parieraient trop exclusivement sur Moscou ou Pékin : « Si elle se retrouve dans un vis-à-vis avec la Chine, ça va très vite moins bien se passer. Même chose avec la Russie. » Il plaide pour une relation franco-africaine refondée sur le principe « ici c’est chez vous, là-bas c’est chez moi », où Paris reconnaîtrait des États souverains et non des gouvernements clients.

Une défaite russe qui, selon l’invité, redessine les équilibres et rappelle que l’Afrique a besoin de diversifier ses partenaires plutôt que de remplacer une dépendance par une autre.

Cercle Aristote – Pierre-Yves Rougeyron

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