Les services de renseignement français sont aujourd’hui impliqués dans des agissements pour le moins troubles en Europe de l’Est, et plus particulièrement en Moldavie, où la situation relève, selon l’invité du Cercle Aristote, de la « catastrophe ». Loin de leur mission régalienne de protection des intérêts nationaux, ces services seraient devenus les « laquets » du pouvoir politique, couvrant les dérives d’un corps diplomatique gangrené.

L’invité évoque sans détour des ambassadeurs français surpris « dans des boîtes de gay, voire pire à l’étranger », protégés systématiquement par des services qui ont renoncé à toute exigence de probité. Dans le même temps, les officiers « patriotes et catholiques » seraient méthodiquement éliminés de l’institution, victimes d’une épuration idéologique qui ne dit pas son nom.

Ce constat s’inscrit, selon l’analyse développée, dans une stratégie macronienne délibérée de « pourriture » de l’appareil régalien français. Comme pour la police, il s’agirait de neutraliser toute capacité de résistance interne en remplaçant une culture du renseignement par une « culture de chien à sa mère », caractérisée par un rapport narcissique au pouvoir et une absence totale de caractère. Une dynamique qui, couplée à l’influence des grands corps issus de Sciences Po, transformerait les anciens « chiens de garde » de la République en simple « garde prétorienne sans l’autonomie politique » de cette dernière.

Cercle Aristote – Pierre-Yves Rougeyron

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