Dans un contexte ukrainien où les frappes sur des cibles civiles russes se multiplient, l’invité livre une analyse aussi paradoxale que glaçante : Vladimir Zelensky serait aujourd’hui davantage menacé par son propre camp que par Moscou. Selon lui, ces attaques sans portée militaire relèvent de « tirs de dépit » visant surtout à soutirer davantage d’argent aux capitales européennes. Un besoin vital pour le président ukrainien, qui anticiperait déjà sa sortie de scène.
Car dans l’Ukraine d’après-guerre, les comptes risquent d’être violents : oligarques dépossédés, bataillons prétoriens en déroute, pères endeuillés — tous pourraient chercher un responsable. « Son avion a été perdu en mer. C’est dommage », ironise l’invité, évoquant la liquidation commode d’un témoin devenu gênant. Un scénario où la mort de Zelensky servirait doublement les jusqu’au-boutistes : elle offrirait un martyr au camp de la guerre tout en muselant celui qui en sait trop.
Face à ces dangers, seul Vladimir Poutine trouverait intérêt à le garder vivant. « Il a beaucoup de choses à dire », souligne l’invité, rappelant que le maître du Kremlin pourrait tirer un bénéfice politique majeur d’un Zelensky à même de révéler les dessous du conflit. Une ironie tragique où le président ukrainien, abandonné par les siens, deviendrait l’hôte le plus précieux de son ennemi juré.
Cercle Aristote – Pierre-Yves Rougeyron
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