L’Afrique subsaharienne, soit 47 pays, ne représente qu’environ 1 % du commerce extérieur français. Ce chiffre, avancé par Pierre-Yves Rougeyron lors d’un grand entretien de rentrée, relativise singulièrement l’idée d’une prétendue emprise économique française sur le continent. Les trois pays du Maghreb concentrent à eux seuls un volume équivalent d’échanges, laissant le reste de l’Afrique marginal dans les flux commerciaux hexagonaux.

Cette réalité statistique invite à reconsidérer la rhétorique sur la « Françafrique ». L’invité plaide pour une refonte de la relation, inspirée de l’esprit gaullien de coopération : non plus une aide au développement qui infantilise, mais un partenariat d’égal à égal fondé sur les transferts de technologie et l’autonomisation des États africains. Il souligne notamment la nécessité de cesser d’exporter nos programmes scolaires, qui enseignent l’histoire de France comme un Eldorado plutôt que l’histoire propre des pays concernés.

À l’heure où puissances américaine, russe et chinoise se disputent l’influence régionale, ce 1 % rappelle que les intérêts économiques français en Afrique sont limités, tandis que les enjeux migratoires et de stabilité demeurent, eux, considérables.

Le Souv, pour une France qui s’appartient.

Vidéo « Entretien sur la politique, la géopolitique et la société avec Pierre-Yves Rougeyron » de Cercle Aristote – Pierre Yves Rougeyron

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