Le président fédéral allemand Frank-Walter Steinmeier a déclaré le 12 juillet 2025 à la télévision publique qu’il ne pouvait plus "planer au-dessus des partis quand les électeurs votent massivement contre le système démocratique". Une sortie inédite de sa réserve constitutionnelle, selon l’analyse de l’invité.
En Allemagne, le président fédéral occupe traditionnellement un rôle d’arbitre et de garant institutionnel, sans intervenir dans le débat électoral. Le chancelier exerce le pouvoir exécutif. En annonçant son intention d’intervenir si les électeurs se tournent vers l’Alternative für Deutschland (AfD), parti souverainiste allemand favorable à une sortie de l’Union européenne, Steinmeier franchit une limite que ses prédécesseurs s’étaient toujours imposée.
Cette déclaration fait écho au débat français sur le concept d’"ingérence intérieure", actuellement porté par un rapport sénatorial déposé le 9 juillet 2025. Ce rapport, présenté par trois sénateurs, propose un arsenal législatif permettant de cibler des "personnalités, courants de pensée ou partis politiques" utilisant les réseaux sociaux "comme une arme". L’invité voit dans ces deux initiatives une même logique européenne visant à restreindre l’espace des oppositions souverainistes, en créant la catégorie d’"ennemi de l’intérieur" susceptible de justifier annulations d’élections ou interdictions de partis.
Le Souv, pour une France qui s’appartient.
Vidéo « Macron et la loi sur l’ingérence intérieure » de Florian Philippot
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