La France et plusieurs pays européens ont procédé à l’arraisonnement répété de pétroliers appartenant à la flotte fantôme russe. Moscou a clairement indiqué qu’elle se réservait le droit de répondre en arraisonnant à son tour des navires battant pavillon de pays de l’Union européenne.
Selon l’invité, interrogé dans un entretien sur la chaîne OMERTA, cette décision européenne n’est pas sans conséquence : elle installe les conditions d’une escalade maritime directe. « La Russie n’a pas raisonné de navire européen, mais elle a clairement dit qu’elle procéderait, qu’elle se réservait le droit de procéder aussi à l’arraisonnement de navires de pays de l’Union européenne », analyse-t-il.
L’invité replace cette tension dans une logique de riposte graduée. Moscou, selon lui, agit en réaction aux décisions européennes, qu’il s’agisse du gel des avoirs russes, de la mise sous tutelle des filiales françaises en Russie ou des arraisonnements maritimes. « Si la Russie avait voulu pénaliser les intérêts français, les Russes auraient pu le faire dès les premières semaines de la guerre. Ils ne l’ont pas fait », rappelle-t-il.
Le risque pour le commerce maritime français est donc concret : Paris s’expose à une réponse symétrique de Moscou, dans un contexte où les marges de manœuvre diplomatiques se réduisent. La question n’est plus de savoir si la Russie ripostera, mais quand et sous quelle forme.
Le Souv, pour une France qui s’appartient.
Vidéo « Relations russo-françaises et tensions géopolitiques » de OMERTA
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