En 1947 ou 1948, près de 27 à 28 % des élèves de l’École polytechnique étaient issus de familles ouvrières ou modestes. François Asselineau a rappelé ce chiffre lors d’un direct sur la chaîne UPR, y voyant la preuve d’un ascenseur républicain aujourd’hui en panne. Il cite l’exemple de Georges Pompidou, petit-fils de paysans et fils d’instituteur, devenu président de la République, comme symbole d’une époque où l’école jouait pleinement son rôle de promotion sociale.
Pour l’invité, le contraste est saisissant avec la situation actuelle : il évoque un niveau de mathématiques en seconde équivalent à celui de quatrième en 2000, et des générations qui ne maîtrisent plus les fondamentaux. Il pointe l’abandon progressif de l’exigence, de la notation et de la compétition dans le système éducatif, tout en relevant que les pays d’Asie de l’Est, réputés pour leur rigueur scolaire, forment aujourd’hui des bataillons d’ingénieurs.
Ce constat chiffré, bien que daté, illustre selon lui trois générations de recul de la méritocratie républicaine et invite à s’interroger sur les conditions d’un redressement éducatif, présenté comme un préalable à toute ambition de souveraineté nationale.
Vidéo « François Asselineau répond à des questions, direct UPR » de UPR
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