Un public nombreux, une ferveur militante rare, des milliers de participants : les Assises des souverainetés d’Arras ont rassemblé une force politique visible, pourtant absente des radars médiatiques. Pierre-Yves Rougeyron, présent sur place, décrit un contraste saisissant entre l’ampleur de l’événement et le mutisme quasi total de la presse nationale. « Le centralisme démocratique européiste » fonctionne à plein, analyse-t-il : ce qui est ignoré n’existe pas. Seule exception notable, une émission de France Info qualifiant la manifestation d’« assises prorusses », un cadrage immédiatement disqualifiant qui évacue tout débat de fond.
Pour Rougeyron, cette assimilation entre critique de l’Union européenne et soutien au Kremlin s’inscrit dans une logique plus large, celle d’une « brejnévisation accélérée » de l’Europe de l’Ouest, où la parole souverainiste se voit systématiquement reléguée aux marges du spectre politique légitime. Pendant ce temps, des milliers de citoyens, présents ou contraints de suivre l’événement à distance, expriment une attente que les grands médias persistent à ne pas refléter.
Le Souv, pour une France qui s’appartient.
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