En janvier 2019, en plein mouvement des Gilets jaunes, Juan Branco publie ce pamphlet aux Éditions Divergences. Avocat et docteur en droit, il y prolonge une charge amorcée dès 2017 contre la pratique du pouvoir d’Emmanuel Macron, qu’il présente non comme un simple projet réformateur mais comme une menace pour le fonctionnement démocratique.
Pour un lecteur attaché à la souveraineté nationale, l’intérêt du texte tient à la façon dont Branco relie la trajectoire présidentielle à une dépossession des citoyens. Il décrit un pouvoir qui tire davantage sa légitimité d’un petit milieu économique et médiatique que du suffrage, et pose une question simple : qui décide réellement des orientations du pays ? Cette interrogation sur la confiscation de la décision publique rejoint une préoccupation constante des souverainistes français, celle de rendre au peuple la maîtrise de son destin.
Ce court volume annonce la cartographie plus ample que l’auteur publie la même année dans Crépuscule. Il se lit comme la matrice d’une critique de l’oligarchie que Branco n’a cessé de reformuler depuis, jusqu’à sa candidature à l’élection présidentielle.
La présentation de ce livre vous a-t-elle été utile ?
Qu’est-ce qui n’allait pas ? (facultatif)
Merci, c’est noté.

