Juan Branco est l’un des principaux essayistes français à avoir thématisé, à partir des années 2010, ce qu’il décrit comme une oligarchisation du pouvoir politique français. Avocat et docteur en droit, il a notamment travaillé avec l’équipe juridique de WikiLeaks et Julian Assange.
Son livre Crépuscule, publié en 2019, devient un succès viral porté par les Gilets jaunes. L’ouvrage cartographie les réseaux d’influence ayant porté Emmanuel Macron au pouvoir et dénonce la fusion diagnostiquée entre élites économiques, médiatiques et politiques.
Sa ligne politique articule trois axes : sortie de l’Union européenne, sortie de l’euro et sortie de l’OTAN. Il défend une rupture franche avec l’architecture supranationale au nom de la souveraineté populaire et démocratique, et désigne l’oligarchie financière comme principal obstacle à un redressement national.
Soutien initial de Jean-Luc Mélenchon en 2017, il s’en éloigne ensuite pour porter sa propre ligne souverainiste. Candidat déclaré à l’élection présidentielle, il fait campagne sur cette plateforme de triple sortie, dans la filiation d’une critique anti-impérialiste et anti-mondialiste qui rejoint, sur les principaux points stratégiques, les positions historiquement portées par les souverainistes français.
Avocat au barreau de Paris, il a défendu des Gilets jaunes et plusieurs militants poursuivis lors des manifestations. Cette activité juridique nourrit une seconde ligne d’écriture sur l’État de droit, qu’il décrit comme dégradé par ses propres gardiens.
Ses prises de position polémiques et son refus revendiqué des codes médiatiques en font une voix qui circule essentiellement par les réseaux sociaux et l’édition indépendante, plus que par les grands médias traditionnels.
Cette biographie vous a-t-elle été utile ?
Qu’est-ce qui n’allait pas ? (facultatif)
Merci, c’est noté.
