Publié chez Albin Michel en 2010, cet ouvrage d'Éric Branca revient sur l'un des moments fondateurs de l'histoire politique française : la constitution, autour de Charles de Gaulle, d'un noyau de résistants décidés à maintenir la France dans la guerre alors que l'État légal avait choisi la capitulation. Ce faisant, il pose une question qui dépasse la simple chronique militaire : qu'est-ce que représenter la France quand les institutions ont abdiqué ? Et qui détient légitimement l'autorité pour parler en son nom ?
C'est précisément cette dimension qui intéresse le lecteur soucieux de souveraineté nationale. Les Français libres n'ont pas seulement combattu l'occupant allemand ; ils ont dû affirmer l'existence d'une France indépendante face aux alliés anglo-saxons, dont Churchill et Roosevelt n'entendaient pas toujours respecter les intérêts français, qu'il s'agisse de la conduite des opérations, du contrôle des territoires d'outre-mer ou de la place de la France dans l'ordre d'après-guerre. De Gaulle a imposé la notion que la France ne pouvait être ni absorbée ni instrumentalisée, même par ses alliés.
Ce livre s'inscrit dans un travail de fond que mène Éric Branca pour documenter, à travers des épisodes précis, la façon dont s'est construite et défendue l'idée d'une France capable de décider par elle-même, indépendamment des pressions extérieures, y compris celles exercées par les puissances amies.
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