Dans Foutriquet, Michel Onfray consacre un essai entier à la figure d'Emmanuel Macron, qu'il analyse non comme un simple chef d'État mais comme l'incarnation d'une idéologie construite contre l'idée même de nation française. Le titre, emprunté au vocabulaire populaire et historique, donne le ton : il s'agit d'un portrait à charge, philosophique et politique, d'un président que l'auteur juge structurellement étranger aux intérêts du peuple qu'il gouverne.

Onfray inscrit cet ouvrage dans le prolongement direct de sa critique du traité de Maastricht et de ses conséquences sur la France. Pour lui, Macron n'est pas une anomalie mais un aboutissement logique de décennies de délégation du pouvoir souverain à des instances extérieures à la volonté populaire française. La politique économique, la désindustrialisation, l'affaiblissement des capacités diplomatiques autonomes, la gestion de la monnaie hors du contrôle national : ces questions traversent implicitement le portrait qu'il dresse.

L'intérêt de cet essai pour un lecteur soucieux de souveraineté nationale réside dans la démonstration qu'une certaine forme de gouvernance n'est pas neutre idéologiquement. Derrière les postures technocratiques, Onfray cherche à montrer qu'il existe un projet cohérent, celui d'une France réduite à une région parmi d'autres, administrée plutôt que gouvernée, et dont les citoyens auraient progressivement perdu la capacité de décider collectivement de leur destin.

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