Richard Ferrand, né le 5 juin 1962, est un juriste de formation, diplômé en droit et passé par Sciences Po Bordeaux, dont la trajectoire politique s'est construite à gauche avant de basculer vers le macronisme dès ses premières heures. Longtemps élu socialiste dans le Finistère, il a rallié Emmanuel Macron en amont de la présidentielle de 2017 et a occupé le poste de secrétaire général d'En Marche au moment fondateur du mouvement, ce qui lui a conféré un rôle d'appareil central dans la recomposition du champ politique français.
Sa carrière institutionnelle l'a conduit au ministère de la Cohésion des territoires dans le premier gouvernement Philippe, puis à la présidence de l'Assemblée nationale, fonction qu'il a exercée de 2018 à 2022. Dans ce dernier rôle, il a présidé une chambre qui a notamment voté plusieurs textes d'intégration aux cadres européens, sans que Ferrand ne se soit distingué par des prises de position visant à défendre des prérogatives nationales face aux empiétements communautaires ou atlantiques.
Sur les questions regalières, économie stratégique, défense, diplomatie ou souveraineté monétaire, Ferrand n'a pas porté de ligne identifiable distincte de la doctrine générale du macronisme, laquelle s'inscrit dans le cadre de l'Union européenne et de l'alliance atlantique sans remettre en cause ces appartenances. Son profil est celui d'un gestionnaire loyal d'un projet politique libéral-européen, davantage centré sur la réforme institutionnelle intérieure que sur la défense d'une autonomie française dans les rapports de puissance.
Il demeure actif sur le réseau X, où il prolonge un engagement politique dont les contours post-mandat restent à préciser.
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