Nicolas Sarkozy, né le 28 janvier 1955, a exercé la présidence de la République française de 2007 à 2012, après un parcours ministeriel dense qui l'avait conduit à l'Intérieur puis à l'Économie. Titulaire d'une licence en droit privé et passé par Sciences Po sans en sortir diplômé, il construit sa carrière dans la droite gaulliste, occupant la mairie de Neuilly-sur-Seine, la présidence du RPR puis celle de l'UMP.
Sur le plan des rapports de puissance, son bilan à l'Élysée est traversé de contradictions profondes du point de vue souverainiste. En 2009, il acte le retour de la France dans le commandement intégré de l'OTAN, rompant avec la doctrine gaullienne de 1966 et resserrant structurellement les liens militaires avec Washington. Cette décision reste l'une des plus significatives sur le plan de l'autonomie stratégique française, en ce qu'elle modifie les conditions d'engagement des forces armées nationales dans un cadre désormais atlantiste assumé.
Sur le terrain européen, il s'inscrit dans une ligne d'intégration continue, défendant notamment le traité de Lisbonne adopté par voie parlementaire en 2008, contournant ainsi la voie référendaire après le rejet populaire du traité constitutionnel en 2005. Ce choix procédural a été perçu par une partie de la droite nationale comme un déni de démocratie directe sur une question touchant aux transferts de compétences.
Son ouvrage de 1994 consacré à Georges Mandel, figure de la résistance républicaine à la défaite, signale un intérêt précoce pour la question de la fermeté de l'État face à l'adversité. Ses écrits ultérieurs, notamment Libre et Témoignage, relèvent davantage du registre politique personnel que d'une doctrine articulée sur la puissance française.
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