François Asselineau a publié un tableau comparatif des audiences YouTube des partis politiques français, en distinguant les chaînes institutionnelles des chaînes personnelles de leurs dirigeants. Son constat est immédiat : la chaîne de l’UPR figure parmi les plus suivies du paysage politique français, alors même que son président revendique « zéro heure, zéro minute, zéro seconde » de temps de parole sur les grandes chaînes entre novembre 2025 et mai 2026, chiffres tirés des relevés de l’Arcom.
L’ancien haut fonctionnaire précise avoir intégré les chaînes personnelles à sa comparaison, reconnaissant que certaines d’entre elles, comme celle de Jean-Luc Mélenchon, concentrent des audiences massives. Il souligne au passage une différence notable : une chaîne personnelle peut générer des revenus, contrairement à une chaîne de parti.
Pour Asselineau, ce décalage entre audience en ligne et invisibilité télévisuelle illustre une rupture entre la réalité du paysage politique et sa représentation médiatique. Il invite à comparer ces chiffres à ceux de l’exposition télévisée des différents mouvements, estimant que cette asymétrie interroge la pluralité du débat public à l’approche de l’élection présidentielle.
Le Souv, pour une France qui s’appartient.
Audience numérique et temps d’antenne : le grand écart
Ce décalage entre popularité en ligne et visibilité télévisuelle ne relève pas d’un simple hasard éditorial. Il s’inscrit dans un cadre réglementaire précis, dont l’application soulève des questions concrètes.
François Asselineau a rendu publics, lors de son discours de rentrée 2026, des chiffres issus des calculs de l’ARCOM couvrant la période de novembre 2025 à mai 2026. Selon ces données, sa chaîne YouTube principale cumulerait 128 millions de vues, sa seconde chaîne 20 millions, pour un total de 148 millions de vues et 634 000 abonnés sur les deux canaux. À titre de comparaison, il cite Édouard Philippe avec environ 7 000 abonnés et 1 million de vues cumulées. Pourtant, sur les douze chaînes de radio et de télévision les plus regardées de France, son temps de parole mesuré par l’ARCOM sur cette même période s’élèverait à zéro minute et zéro seconde.
« Bien que nous soyons les deuxièmes les plus populaires sur les réseaux sociaux, de novembre 2025 à mai 2026, selon les calculs de l’ARCOM, j’ai eu droit royalement à 0 minutes et 0 secondes. »
François Asselineau (UPR)
L’ARCOM distingue, dans ses règles d’équité, la période antérieure à la campagne officielle, durant laquelle aucun seuil contraignant n’est imposé en faveur des candidats non encore officiellement déclarés. Ce mécanisme crée une fenêtre où l’audience mesurable n’entre pas en compte dans les obligations des diffuseurs, laissant le terrain libre aux candidats bénéficiant d’une exposition institutionnelle préexistante.
Vidéo « François Asselineau répond à des questions, direct UPR » de UPR
Cet article vous a-t-il été utile ?
Qu’est-ce qui n’allait pas ? (facultatif)
Merci, c’est noté.
