Cinq étoiles en cinq ans, et aucune mission de commandement opérationnel à son actif. Le parcours du général Thierry Mandon, actuel chef d’état-major des armées, soulève des interrogations croissantes dans les milieux militaires. L’invité du Cercle Aristote dresse un parallèle troublant avec l’amiral Darlan, figure emblématique des promotions politisées de la IIIe République, dont la carrière éclair reposait avant tout sur les réseaux familiaux et l’entregent ministériel plutôt que sur les compétences navales.
L’invité rappelle que Darlan, fils d’un proche de l’inamovible ministre de la Marine, incarne cette tradition française où l’armée paie régulièrement les erreurs et les trahisons des politiques. Le profil de Mandon, que l’invité décrit comme un officier au « charisme de beignet fourré » davantage connu pour ses talents mondains que pour son expérience du feu, interroge sur l’état réel de nos forces. Le fait qu’aucun aviateur doté d’un véritable CV militaire n’ait été trouvé pour occuper le poste, dans le cadre du roulement traditionnel entre les trois armées, constitue un signal alarmant.
Cette trajectoire sans commandement effectif, où l’ascension hiérarchique semble déconnectée des réalités opérationnelles, ranime le spectre des défaillances de 1940. L’invité y voit le symptôme d’une armée française encore contrainte d’expier les trahisons d’une classe politique prompte à désigner des responsables à sa place.
Cercle Aristote – Pierre-Yves Rougeyron
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