En mars 2008, la France comptait 1,98 million de chômeurs. En novembre 2014, ce chiffre atteignait 3,49 millions, pour culminer entre 3,6 et 3,7 millions peu après. Entre ces deux dates, une présidence Sarkozy, une élection de François Hollande en 2012, et pourtant la courbe n’a jamais dévié de sa trajectoire ascendante.
L’invité de cette conférence organisée par l’Union Populaire Républicaine le 14 juillet 2015 souligne ce constat implacable : « vous votiez à droite ou que vous votiez à gauche, ça ne change strictement rien. La situation continue invariablement à se dégrader. » Un fait brut qui donne corps à la thèse souverainiste selon laquelle les leviers réels de la politique économique et budgétaire ne se trouvent plus entre les mains des gouvernements nationaux. La monnaie, le commerce extérieur, les règles de concurrence : tout cela est désormais arrêté à Francfort et à Bruxelles, rendant vaines les promesses électorales d’inversion de la courbe du chômage.
Pour l’invité, ces chiffres ne sont pas une fatalité économique, mais la conséquence directe d’un dessaisissement démocratique. Reste à savoir si ce constat, formulé en 2015, a depuis trouvé un démenti dans les urnes — ou dans les statistiques.
Le Souv, pour une France qui s’appartient.
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