Le taux de chômage français dépasse aujourd’hui son niveau d’avant 2017, et la France se retrouve sous l’ensemble des chiffres de l’Union européenne, y compris ceux du Royaume-Uni post-Brexit. C’est le constat dressé par l’invité lors d’un entretien diffusé le 11 septembre 2026 sur la chaîne Omerta, dans l’émission « 2027 : Comment transformer la colère française ? ».
Ce renversement est d’autant plus notable que la presse française a longtemps présenté l’économie britannique comme structurellement affaiblie par sa sortie de l’Union européenne. Or, les données évoquées suggèrent que le décrochage français s’est opéré indépendamment de la question du Brexit, et malgré l’appartenance maintenue au marché unique.
L’invité relie cette dégradation à ce qu’il décrit comme un « mur du réel » : une dette et des intérêts de la dette devenus incontrôlables, que les marchés financiers seraient sur le point de sanctionner. Dans cette lecture, le bilan économique du quinquennat Macron se heurte à une réalité que les discours officiels ne suffisent plus à masquer.
La comparaison avec le Royaume-Uni, longtemps brandi comme repoussoir par les défenseurs de l’intégration européenne, constitue un argument inattendu dans le débat français sur la souveraineté économique.
Le Souv, pour une France qui s’appartient.
Fonctionnaires : 5 % de hausse salariale pour 24 % d’inflation cumulée
Le décrochage du marché du travail français s’accompagne d’une érosion silencieuse du pouvoir d’achat que les chiffres officiels peinent à rendre visible. Dans une émission diffusée sur Fréquences Populaires, Georges Kuzmanovic a produit un calcul dont les données sources sont publiquement vérifiables :
« En prenant l’ensemble des fonctionnaires, la hausse de leur salaire était de 5 %. L’inflation cumulée était de 24 %. »
Georges Kuzmanovic (Tocsin)
L’écart, soit près de 19 points, représente une perte nette de pouvoir d’achat pour des millions de salariés dont les grilles de rémunération sont fixées par l’État. Le cas des fonctionnaires est ici utilisé comme révélateur précis d’une tendance plus large, justement parce que leurs salaires sont traçables et homogènes : contrairement aux revenus du privé, ils ne peuvent pas être brouillés par des variations sectorielles ou des primes exceptionnelles.
Ce décrochage ne reste pas abstrait. Il s’inscrit dans un contexte où la crise énergétique en cours, avec un diesel atteignant des niveaux de prix historiques selon les termes mêmes du président de la République, vient s’ajouter à une pression existante sur les ménages. Pour les travailleurs qui dépendent quotidiennement du véhicule, pêcheurs, agriculteurs, artisans, transporteurs, la double contrainte d’une inflation salariale nulle et d’une envolée des coûts de carburant produit des effets concrets et immédiats sur leur capacité à exercer leur activité.
Vidéo « Politique française 2027 et mobilisation de la colère citoyenne » de OMERTA
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