Contexte
Réponse à Alain Peyrefitte en 1963, expliquant la nécessité pour la France de se tourner vers d'autres alliances après l'échec du traité de l'Élysée.
Autres citations de Charles de Gaulle
- Y a-t-il une France ? Y a-t-il une Allemagne ? Y a-t-il une Italie ? Y a-t-il une Hollande ? Y a-t-il une Belgique ? Y a-t-il un Luxembourg qui soit prêt à faire, sur une question importante pour eux au point de vue national et au point de vue international, ce qui leur paraîtrait mauvais parce que ça leur serait commandé par deux autres ? Est-ce que le peuple français, le peuple allemand, le peuple italien, le peuple hollandais, le peuple belge, le peuple luxembourgeois sont prêts à se soumettre à des lois que voteraient des députés étrangers dès lors que ces lois iraient à l’encontre de leur volonté profonde ? Ce n’est pas vrai.
- La France a perdu une bataille ! Mais la France n’a pas perdu la guerre !
- La France ne peut être la France sans la grandeur.
- Il est vrai qu’en cette Europe intégrée, comme on dit, il n’y aurait peut-être pas de politique du tout. Cela simplifierait beaucoup les choses. En effet, dès lors qu’il n’y aurait pas de France, pas d’Europe, qu’il n’y aurait pas une politique faute qu’on puisse en imposer une à chacun des six états. On s’abstiendrait d’en faire. Mais alors peut-être tout ce monde se mettrait-il à la suite de quelqu’un du dehors qui lui en aurait une ? Il y aurait peut-être un fédérateur, mais il ne serait pas européen. Ce ne serait pas l’Europe intégrée. Ce serait tout autre chose, de beaucoup plus large et de beaucoup plus étendu avec, je le répète, un fédérateur.
