Un propriétaire de maison individuelle repeint ses volets quand il veut. Un copropriétaire dans un immeuble de six appartements doit déjà composer avec ses voisins. Mais à vingt-huit, toute décision devient une odyssée. Cette métaphore, développée par l’invité dans un entretien avec l’Union Populaire Républicaine en 2015, éclaire d’un jour cru le fonctionnement de l’Union européenne.

Plus le nombre de membres augmente, plus les intérêts contradictoires se multiplient et plus le système se bloque. Le résident du rez-de-chaussée veut changer la porte d’entrée, celui du dernier étage s’inquiète de la toiture, et aucun n’a les mêmes priorités budgétaires. Résultat : c’est le syndic qui décide de tout, des travaux au choix des prestataires.

Transposée à l’UE, l’image est limpide. La France souveraine, c’était la maison individuelle. L’Europe des Six imposait déjà des compromis. Mais l’Europe à vingt-huit, avec l’élargissement de 2005 intégrant dix nouveaux États sans consultation des peuples, a rendu toute décision souveraine quasi impossible. L’invité rappelle que cet élargissement n’a fait l’objet d’aucun référendum en France.

La recherche du consensus à vingt-huit produit ce qu’il qualifie de « liens absurdes et autobloquants », empruntant au stratagème chinois des chaînes : plus on attache les navires entre eux pour les stabiliser, moins ils peuvent manœuvrer face au danger.

Le Souv, pour une France qui s’appartient.


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Union Populaire Républicaine

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