Avec le premier ou le deuxième domaine maritime mondial selon les modes de calcul, la France dispose d’un atout stratégique considérable, trop rarement évoqué dans le débat public. Le colonel Jacques Hogard, interrogé sur TVL le 12 août 2026, le rappelle sans détour : cet espace océanique, largement porté par les territoires ultramarins, constitue un levier de puissance que peu de nations peuvent revendiquer.
Mais l’ancien parachutiste de la Légion étrangère pose une question dérangeante : avec quels moyens défendre un tel ensemble ? Si l’armée française conserve selon lui une valeur morale réelle, la masse et les équipements modernes en nombre suffisant font défaut. Les drones, qu’il qualifie de révolution de la guerre contemporaine, illustrent ce retard capacitaire.
Au-delà du seul outil militaire, Jacques Hogard alerte sur les signaux de désengagement. Il évoque notamment la Nouvelle-Calédonie, qualifiée de « porte-avion » dans une région stratégique, et dénonce ce qu’il considère comme un abandon de souveraineté engagé par le gouvernement sortant.
Un domaine maritime d’exception, une façade indo-pacifique majeure, mais une projection de puissance en deçà des ambitions affichées : l’officier invite à regarder en face l’écart entre l’héritage géographique français et les moyens réellement consentis pour le tenir.
Le Souv, pour une France qui s’appartient.
Vidéo « Les enjeux militaires français à l’horizon 2027 » de Chaîne officielle TVL
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