Alors que la Nouvelle-Calédonie s’enfonce dans les tensions politiques et que la Guyane subit l’assaut des orpailleurs, une autre calamité ronge silencieusement les outre-mer français : l’ICE. Cette méthamphétamine cristallisée, drogue chimique aux effets dévastateurs, provoque des délires hallucinatoires et une addiction foudroyante qui détruit des communautés entières dans le Pacifique.
L’invité du Cercle Aristote s’alarme : « Tu te rends compte qu’on a été les seuls dans le camp national à parler de la problématique de l’ICE. » Un constat amer qui souligne l’invisibilité médiatique de ce fléau dans l’Hexagone, où l’on ignore jusqu’à l’existence de cette substance en train de « bouffer nos îles ».
Face à cette urgence, l’invité appelle à une véritable prise en charge sociale, rappelant que ces territoires cumulent les handicaps : abandon structurel, pauvreté chronique, problèmes de santé publique, notamment chez les populations océaniennes frappées par des maladies métaboliques. « Il faut changer l’angle », insiste-t-il, plaidant pour que ces « avant-postes de la France » soient enfin considérés comme une chance plutôt que comme un fardeau. Une réorientation complète de la politique ultramarine s’impose, sous peine de voir ces territoires s’abîmer définitivement dans une crise sanitaire dont personne ne parle.
Cercle Aristote – Pierre-Yves Rougeyron
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