L’affaire du drone ayant perturbé l’aéroport de Leipzig le 4 août dernier connaît un rebondissement significatif : un suspect lié à l’éco-terrorisme a été interpellé, un mois après que les autorités allemandes attribuaient l’incident à la Russie. Cette séquence illustre, selon Didier Maïsto, une tendance préoccupante : lancer des accusations géopolitiques majeures sans apporter le moindre élément de preuve.
L’invité relève une contradiction frappante : on présente la Russie comme un pays en phase terminale, à l’économie effondrée, tout en lui prêtant simultanément la capacité de mener des opérations de déstabilisation sophistiquées sur le sol européen. « Il faudrait savoir », ironise-t-il, rappelant qu’aucune démonstration n’a été fournie pour étayer la responsabilité russe dans cet incident.
Ce cas évoque d’autres précédents où des accusations ont été formulées puis démenties par les faits, comme l’affaire du GPS de la présidente de la Commission européenne ou l’invalidation de l’élection roumaine. Pour Didier Maïsto, ce fonctionnement révèle une instrumentalisation de la peur qui dispense d’administrer la preuve. La convocation de l’attaché militaire russe par Jean-Noël Barrot sur la base de ces conclusions hâtives a déjà créé une crise diplomatique, sans que rien ne vienne la justifier.
— Le Souv, pour une France qui s’appartient.
Vidéo « Didier Maïsto évoque la situation politique européenne » de OMERTA
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