À la rentrée, le règlement européen sur les services numériques, le DSA, entrera en vigueur. Une échéance qui, selon l’invité du Cercle Aristote, s’inscrit dans un climat de répression croissante contre les voix dissidentes. « Le système est en train de se réduire », alerte-t-il, évoquant la multiplication des procédures visant les médias indépendants et les lanceurs d’alerte.
L’invité cite plusieurs exemples récents : Éric Techner de Frontières, condamné à six mois de prison pour avoir enquêté sur le lobby des avocats pro-immigration ; Juan Branco, menacé de sanctions disciplinaires pour son activité d’avocat ; ou encore les pressions judiciaires contre François Asselineau, dont les affaires sont jugées « largement surgonflées ». Autant de signaux qui, selon lui, préfigurent un durcissement avec l’application du DSA.
Ce règlement, présenté par Bruxelles comme un outil de régulation des plateformes, pourrait devenir un instrument de censure des contenus souverainistes. Sur ce point, l’invité est formel : « N’oubliez pas qu’on prend le DSA à la rentrée. » Une mise en garde adressée à un lectorat déjà préoccupé par les restrictions de la liberté d’expression en ligne, et qui voit dans cette nouvelle réglementation une menace directe contre la pluralité du débat démocratique.
Cercle Aristote – Pierre-Yves Rougeyron
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