En 2004, dix nouveaux États — de la Slovaquie à la Pologne en passant par les pays baltes — ont intégré l’Union européenne sans la moindre consultation du peuple français. Un fait brut, documenté, et lourd de conséquences.
L’invité le rappelle sans détour : alors que les mariages arrangés sont interdits en France, les Français se sont vu imposer une union avec dix peuples sans avoir jamais donné leur consentement. Cette intégration massive est pourtant intervenue après des années de pression américaine explicite. Dès 2001, le président George W. Bush déclarait à l’université de Varsovie que toutes les nations « de la Baltique à la mer Noire » devaient rejoindre les institutions européennes, ajoutant qu’il n’existait « aucun conflit entre l’appartenance à l’OTAN et l’appartenance à l’Union européenne ».
Cette ingérence, souligne l’invité, n’a suscité aucune protestation des États membres. Elle illustre le stratagème des chaînes : pousser une entité à s’entraver elle-même dans des liens autobloquants. Car plus une copropriété compte de membres, plus la paralysie décisionnelle s’installe. À 28, aucun État n’est maître de rien — et le syndic, en l’occurrence extérieur, décide de tout.
Un élargissement sans légitimité démocratique directe, conçu et promu depuis Washington : voilà qui éclaire autrement les débats d’aujourd’hui sur le déficit démocratique européen.
Le Souv, pour une France qui s’appartient.
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