Affirmer à la tribune de l’ONU que le Hamas « n’a jamais sévi en Cisjordanie » relève de l’erreur factuelle majeure. Or, selon Régis Le Sommier, l’Élysée a d’abord supprimé le passage de la vidéo officielle, puis invoqué une faute de traduction alors que le président s’exprimait en français. Une défense bancale qui en dit long sur l’état de la diplomatie française. Le Sommier rappelle que les élections municipales d’avril 2026 en Cisjordanie, bien que remportées par le Fatah, ont vu des candidats proches du Hamas obtenir des scores notables, notamment à Hébron. Surtout, la gestion de la guerre à Gaza et la libération de centaines de prisonniers palestiniens ont considérablement renforcé la popularité du mouvement islamiste. Des données accessibles à tout conseiller présidentiel. Au-delà de la bourde, Le Sommier décrit un président « spectateur » sur la scène internationale, dont les discours ne produisent plus d’effets concrets, à la différence d’acteurs comme Poutine ou Modi. Il y voit un Emmanuel Macron déjà tourné vers l’après, cherchant à capitaliser sur la cause palestinienne pour préparer un rôle dans les instances européennes. Une stratégie personnelle, là où la France aurait besoin d’une diplomatie.
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