Pourquoi l’économie allemande semble-t-elle tirer un bénéfice structurel de la monnaie unique, tandis que la France accumule les difficultés industrielles et commerciales ? François Asselineau, dans son direct n°125 diffusé sur la chaîne UPR, développe une thèse précise : l’euro aurait été sous-évalué pour l’Allemagne et surévalué pour la France par rapport à ce qu’auraient été leurs monnaies nationales respectives. Un différentiel de change qui expliquerait, pour une large part, la divergence des trajectoires économiques des deux premières économies de la zone euro.

Pourquoi l’euro avantage-t-il l’Allemagne et désavantage-t-il la France ?

La réponse tient en un mécanisme monétaire simple : si le deutschemark avait été conservé, il se serait coté sur les marchés des changes à un niveau nettement supérieur à celui de l’euro actuel. À l’inverse, si le franc avait perduré, il se serait échangé à un niveau inférieur. Selon François Asselineau :

L’Allemagne bénéficie à plein de l’euro qui est moins cher que ce que serait côté le deutschemark sur les marchés internationaux. Ce qui fait que ça favorise les exportations, et l’Allemagne a énormément bénéficié de l’euro alors que la France a énormément pâti de l’euro.

François Asselineau (UPR)

Concrètement, une monnaie sous-évaluée rend les produits allemands artificiellement compétitifs à l’export, tandis qu’une monnaie surévaluée renchérit les produits français sur les marchés extérieurs. Le tout sans que ni Berlin ni Paris n’aient à ajuster leur politique budgétaire ou salariale : le taux de change fait le travail, silencieusement.

Le coût d’entrée : une contribution nette record pour l’Allemagne

François Asselineau rappelle que l’Allemagne est le contributeur net le plus important de l’Union européenne, avec une contribution nette annuelle qu’il estime « de mémoire » à environ 30 milliards d’euros, contre 13 milliards et quelques pour la France. Une somme « colossale » qui pourrait sembler contradictoire avec l’idée d’un bénéfice allemand.

Mais l’invité résout cette apparente contradiction : ces transferts budgétaires directs seraient plus que compensés par les gains de compétitivité procurés par la sous-évaluation de l’euro. L’Allemagne paierait cher son ticket d’entrée, mais récupérerait bien davantage par ses excédents commerciaux. La France, elle, paierait moins en apport net, mais subirait de plein fouet la perte de compétitivité de son appareil productif, sans contrepartie monétaire.

L’endettement français, épée de Damoclès pour la zone euro

L’analyse de François Asselineau s’étend aux tensions actuelles sur les taux d’intérêt. Il évoque une « croissance vertigineuse des taux d’intérêt » exigés de la France, avec des niveaux qu’il situe « autour de 4,27, 4,3 % ». Une situation qui inquiéterait tout particulièrement Berlin, car l’endettement français, qui s’accroît « de 10 000 euros toutes les 2 secondes » selon ses chiffres, ferait peser un risque systémique sur l’ensemble de la zone.

Il avance que les Allemands ont « très peur que cet endettement finisse par leur retomber sur le nez », notamment lorsque des responsables politiques français, comme Jean-Luc Mélenchon, évoquent publiquement l’annulation de la dette. Ces déclarations seraient suivies « de façon très scrupuleuse par les marchés financiers », ce qui pèserait directement sur le coût d’emprunt de l’État français. Une manière de montrer que la monnaie unique lie les destins, mais avec des responsabilités et des bénéfices inégalement répartis.

La désindustrialisation française en chiffres : de 28 % à 9 % du PIB

Ce recul industriel ne s’est pas produit dans un vide. Intervenant dans le cadre du rassemblement organisé par le MEDEF à Roland-Garros les 26 et 27 août 2026, François Asselineau a rappelé une donnée brute qui mérite d’être posée clairement : en 1978, l’industrie représentait 28 % du PIB français ; elle n’en représente plus que 9 % aujourd’hui, soit une chute de près des deux tiers en moins de cinquante ans.

« Que personne n’explique aux chefs d’entreprise que le niveau de vie des Français dégringole à cause de notre appartenance à l’euro, ça les intéresse. »

François Asselineau (UPR)

Le mécanisme avancé articule deux leviers. D’abord, la libre circulation des capitaux imposée par les traités européens, qui a rendu juridiquement impossibles les restrictions aux délocalisations industrielles vers des pays à moindre coût. Ensuite, l’appartenance à l’euro, qui prive la France de tout ajustement par le taux de change, un outil dont disposent des partenaires comme la Pologne, restée hors zone euro et dont le niveau de vie est passé, selon les données citées, de 40 % à 80 % du niveau français entre 2004 et aujourd’hui.

L’argument est celui d’une contrainte structurelle : sans maîtrise des droits de douane (délégués à Bruxelles) ni possibilité d’ajustement monétaire, une politique de réindustrialisation resterait, dans ce cadre, sans levier réel. C’est précisément le point que le débat du MEDEF, ouvert par la présidente de la Commission européenne, n’a pas abordé.

La Pologne, témoin gênant du coût de l’euro

L’exemple polonais mérite d’être examiné en détail. En 2004, lors de son adhésion à l’Union européenne, la Pologne affichait un niveau de vie représentant environ 40 % de celui de la France. Vingt ans plus tard, ce ratio a atteint 80 %, grâce notamment aux transferts massifs de fonds structurels européens. Pourtant, Varsovie n’a pas adopté l’euro et déclare ne pas vouloir le faire avant 2035 au moins, estimant qu’une telle adhésion nuirait à son économie.

Ce n’est pas une position marginale ou provisoire : c’est un choix assumé, fondé sur l’observation que la monnaie nationale laisse à la Pologne des leviers d’ajustement que la zone euro retire à ses membres. Comme le souligne François Asselineau :

« La Pologne a expliqué que l’entrée dans l’euro serait une catastrophe pour l’économie polonaise. »

François Asselineau (UPR)

Ce choix contraste avec la trajectoire française. Là où la France a adopté l’euro dès 1999 et vu son tissu industriel se contracter de 28 % à 9 % du PIB en moins de trente ans, la Pologne a préservé sa flexibilité monétaire tout en bénéficiant des avantages du marché unique. Le cas polonais illustre concrètement que prospérité au sein de l’UE et adoption de la monnaie unique ne sont pas synonymes, et que certains États ont tiré les leçons que d’autres n’ont pas voulu voir.

Ce que retrouver sa monnaie changerait concrètement

Ce constat sur le déséquilibre franco-allemand rejoint une critique plus large que Philippe de Villiers formule dans son livre Résurrection, dont la parution est prévue le 7 octobre. Pour lui, la question monétaire ne se limite pas à un différentiel de compétitivité : elle touche à la capacité d’une nation à définir ses propres priorités économiques.

« Il faut partir pour retrouver notre monnaie et, partant, pour mener une politique économique qui ne soit plus celle du voisin mais qui corresponde aux urgences vitales de nos productions. »

Philippe de Villiers (chaîne Florian Philippot)

Ce que de Villiers pointe, c’est le verrou que représente une politique monétaire unique appliquée à des économies structurellement différentes. La France ne peut ni ajuster son taux de change pour soutenir ses exportateurs, ni calibrer ses taux d’intérêt en fonction de ses propres cycles de production agricole ou industrielle. Une monnaie nationale redonnerait au pouvoir politique ces deux leviers, aujourd’hui délégués à la Banque centrale européenne, dont le mandat prioritaire est la stabilité des prix à l’échelle de la zone dans son ensemble.

De Villiers cite trois domaines où cette reprise de contrôle serait immédiatement opérationnelle : la fixation du prix de l’électricité, la protection des filières agricoles et le soutien aux industries nationales. Ces secteurs sont précisément ceux où les règles européennes de concurrence et d’aides d’État contraignent aujourd’hui les marges de manœuvre de Paris. Retrouver l’instrument monétaire, c’est, dans cette lecture, retrouver la capacité de faire des choix plutôt que de les subir.

L’électricité nucléaire : un avantage confisqué par les règles du marché

Le cas de l’électricité illustre concrètement ce que coûte la perte de maîtrise des politiques tarifaires. La France produit une part massive de son électricité grâce à ses centrales nucléaires, dont les coûts de production sont structurellement bas. Pourtant, les règles du marché européen de l’énergie indexent le prix de vente sur les sources les plus coûteuses, notamment le gaz, ce qui efface mécaniquement l’avantage comparatif du parc nucléaire français.

Nicolas Dupont-Aignan a formulé ce constat lors de son intervention :

« Si on veut baisser le prix de l’électricité pour l’aligner sur nos centrales nucléaires, on pourrait offrir aux Français une électricité de moitié. On peut pas le faire, on est prisonnier. »

Nicolas Dupont-Aignan (Sud Radio)

Ce mécanisme n’est pas sans lien avec la question monétaire traitée dans cet article : de même que l’euro a favorisé les économies dont la structure productive correspondait à sa conception, le marché européen de l’énergie produit des effets asymétriques selon la composition du parc électrique de chaque pays. Les nations très dépendantes du gaz n’y perdent pas ce qu’y perd la France, qui voit son avantage industriel neutralisé par une règle commune.

Résultat : les ménages français paient leur électricité à un tarif qui ne reflète pas le coût réel de leur propre outil de production. Une distorsion que ni un gouvernement ni un Parlement national ne peuvent corriger, aussi longtemps que les règles tarifaires restent fixées à l’échelle européenne.

1986 : quand la libre circulation des capitaux a tout changé

Ce tableau de la divergence franco-allemande s’inscrit dans un cadre juridique précis, dont la date d’entrée en vigueur mérite d’être rappelée : l’Acte unique européen de 1986. C’est ce texte qui a supprimé le contrôle des mouvements de capitaux entre États membres, rendant structurellement impossible pour la France d’interdire les délocalisations ou de lutter efficacement contre l’évasion fiscale sans enfreindre le droit européen.

François Asselineau, président de l’UPR et candidat déclaré à l’élection présidentielle, formule le lien de cause à effet sans détour :

« La levée des contrôles de mouvement de capitaux, c’est l’Acte unique européen de 1986. Depuis trente ans, les dix principales fortunes de France ont vu leur fortune augmenter de plus de 2 300 %. »

François Asselineau (OMERTA)

Il met en regard ce chiffre avec une tendance inverse observée pour les classes moyennes et les ménages les plus modestes, dont le niveau de vie stagne ou recule depuis le début des années 2000.

La mécanique est simple : sans contrôle possible sur les flux financiers, un État ne peut ni taxer le capital avant qu’il ne franchisse la frontière, ni conditionner les aides publiques au maintien des emplois sur le territoire. La question du départ ne devient alors plus politique mais purement comptable pour les entreprises concernées. C’est ce verrou juridique, antérieur à l’introduction de l’euro, qui rend cohérent avec l’analyse monétaire présentée plus haut dans cet article : les deux mécanismes se renforcent mutuellement.

Un chiffrage venu d’Allemagne : 56 000 euros par Français perdus en 17 ans

L’asymétrie monétaire ne repose pas seulement sur des arguments théoriques : elle a été quantifiée par un institut d’économistes allemands, le CED, dont les travaux datent de 2017. Ce point mérite d’être souligné : ce n’est ni un think tank français, ni une source militante, mais des économistes et financiers allemands qui ont examiné les effets macroéconomiques de l’euro sur les différents pays membres, depuis la fixation définitive des parités le 1er juillet 1999.

Leurs conclusions sont sans ambiguïté. François Asselineau les rappelle en ces termes :

« Ce think tank allemand était arrivé à la conclusion que l’euro avait beaucoup servi l’Allemagne avec un bénéfice de l’ordre de plus de 35 000 euros sur l’ensemble des 17 ans par habitant, et en revanche avait profondément nui à la France et à l’Italie, notamment à la France où ça nous avait coûté collectivement l’équivalent de près de 56 000 euros par personne. »

François Asselineau (UPR)

Le mécanisme à l’œuvre est celui d’une monnaie unique qui, cotée entre le niveau qu’aurait atteint le deutschmark et celui qu’aurait atteint le franc, a structurellement sous-évalué la devise allemande. L’Allemagne a ainsi exporté avec un avantage de compétitivité artificiel, accumulant des excédents commerciaux considérables, là où la France perdait des parts de marché et voyait son tissu industriel se contracter. Ce différentiel de compétitivité s’est installé durablement, sans que les mécanismes d’ajustement habituels, comme la dévaluation ou la politique monétaire nationale, puissent jouer.

Spread France-Allemagne : 3 milliards de surcoût annuel

Ce mécanisme de dévalorisation relative de la dette française se traduit déjà dans les chiffres. François Asselineau rappelle que la France doit emprunter cette année environ 300 milliards d’euros, non pour financer de nouvelles dépenses, mais simplement pour rembourser la dette arrivant à échéance, dans une logique de cavalerie financière. Or, l’écart entre le taux exigé par les marchés sur les obligations françaises à dix ans et celui appliqué aux obligations allemandes équivalentes atteint désormais un point de pourcentage entier, soit un niveau qualifié d’« historiquement élevé ».

La conséquence est arithmétique : sur 300 milliards d’emprunts, un point de différence représente 3 milliards d’euros de charges d’intérêts supplémentaires que la France paie par rapport à l’Allemagne, pour se procurer une somme identique. Pour donner une échelle concrète, Asselineau traduit ce surcoût en Canadair : à environ 50 millions d’euros l’appareil, 3 milliards correspondent à soixante d’entre eux, dépensés chaque année en pure prime de risque.

Ce que ce chiffre révèle va au-delà d’un simple indicateur financier. Asselineau souligne que les marchés financiers n’ont pas réagi à la montée en puissance de l’AfD en Allemagne, pourtant officiellement favorable à une sortie de l’euro et de l’Union européenne. En revanche, ils pénalisent la France de façon croissante.

« Les marchés financiers ont moins peur de voir l’Allemagne sortir de l’Union européenne que de voir la France dirigée par Mélenchon. »

François Asselineau (UPR)

Ce paradoxe signale, selon lui, que les investisseurs valorisent la lisibilité d’une position, même radicale, par rapport à l’imprévisibilité d’une gestion budgétaire sans contrainte nationale.

Quand la richesse s’envole et que la pauvreté progresse

Ce clivage entre gagnants et perdants de la monnaie unique se lit aussi à l’intérieur des frontières françaises. François Asselineau souligne que depuis l’an 2000, l’Institut national de la consommation (INC) enregistre chaque année une progression de la grande pauvreté et de la très grande pauvreté en France, au moment même où les dix plus grandes fortunes du pays ont vu leur patrimoine croître de plus de 2 300 % sur les trente dernières années.

Le mécanisme avancé pour expliquer cette divergence est précis : l’article 63 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, qui consacre la libre circulation des capitaux. C’est ce cadre juridique, selon Asselineau, qui a rendu possible les délocalisations massives et permis aux détenteurs de grandes fortunes d’optimiser leurs flux financiers à l’échelle mondiale, hors de tout contrôle national.

« L’origine de ça, c’est l’euro et c’est la libre circulation des capitaux qui sont gravés dans le marbre du traité de Maastricht. »

François Asselineau (UPR)

Cette liberté de circulation, rappelle-t-il, n’existe pas dans les économies qui affichent aujourd’hui les meilleures performances industrielles : ni en Chine, ni dans la plupart des pays d’Asie du Sud-Est, ni en Inde. Pour les souverainistes, rétablir un contrôle national sur les mouvements de capitaux, tel qu’il existait sous la Ve République avant les grandes réformes des années 1980-1990, constituerait donc un levier structurel, distinct de la seule question de la parité monétaire.

La sortie de l’euro : un tabou asymétrique

Ce biais psychologique mérite d’être nommé. Quand la France a abandonné le franc pour l’euro au tournant des années 2000, l’ensemble des ménages a vu ses économies converties sans que la crainte d’un effondrement ne s’installe dans le débat public. François Asselineau retourne l’argument :

« Si les gens ont peur de sortir de l’euro, c’est parce que ce sont les mêmes forces qui sont derrière et qui ne veulent surtout pas que l’on retrouve une monnaie nationale. »

François Asselineau (UPR)

L’asymétrie est frappante : l’entrée dans l’euro, opération d’une ampleur comparable à une sortie, s’est faite sans résistance populaire significative, portée par un consensus médiatique quasi unanime. La sortie, elle, est présentée comme un saut dans le vide, alors que le mécanisme juridique existe : l’article 50 du traité sur l’Union européenne prévoit une période de négociation de deux ans, prorogeable, permettant de régler les modalités de séparation, à l’image du processus britannique.

Ce que ce précédent britannique illustre surtout, c’est que la sortie d’un grand traité d’intégration n’est ni instantanée ni automatiquement désastreuse, même si elle est coûteuse en temps et en énergie diplomatique. La question du contrôle des mouvements de capitaux, inscrit à l’article 63 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, reste elle absente du débat : aucun des candidats qui se réclament d’une forme de frexit ne propose explicitement de le rétablir, alors qu’Asselineau y voit l’un des ressorts structurels des délocalisations industrielles et de la concentration des richesses.

L’euro comme anesthésiant : ce que la France n’a pas vu venir

Ce constat sur la compétitivité s’accompagne d’un paradoxe que Gilles Raveaud formule sans détour : l’euro a aussi, et c’est là son effet le plus pernicieux, rendu la France insensible à sa propre dégradation. Des taux d’intérêt proches de zéro pendant plusieurs années ont permis à l’État d’emprunter sans ressentir le poids réel de sa dette. Résultat : ni l’ampleur du déficit commercial, ni la taille de la dette publique n’ont déclenché les alertes qu’elles auraient provoquées avec une monnaie nationale.

« L’euro a un effet anesthésiant sur tout, finalement. Ça nous a permis de ne pas se rendre compte de notre déficit commercial. Ça nous a permis de ne pas se rendre compte de la taille de notre dette publique. »

Gilles Raveaud (Front Populaire)

Pourtant, Raveaud refuse la simplicité d’un réquisitoire à sens unique. À court terme, l’euro protège bel et bien les Français : sans lui, les inquiétudes des investisseurs sur la dette française auraient provoqué une chute du franc face au dollar, et le prix de l’énergie importée, déjà douloureux, aurait grimpé encore plus vite à la pompe. Ce filet de sécurité monétaire a un coût différé : il a différé la prise de conscience. La France entre donc dans une période d’ajustement brutal sans avoir eu le temps, ni l’obligation, de s’y préparer, là où des pays comme l’Espagne ou le Portugal, passés par des plans d’austérité sévères dans les années 2010, disposent aujourd’hui de marges budgétaires que Paris n’a plus.

Ce qu’il faut retenir

Le mécanisme décrit par François Asselineau repose sur un différentiel de change : l’euro serait trop cher pour la France et trop bon marché pour l’Allemagne, pénalisant structurellement la compétitivité française. Ce déséquilibre monétaire s’ajouterait aux transferts budgétaires nets entre les deux pays et aux tensions sur l’endettement français. Reste que cette analyse, si elle éclaire certaines dynamiques, n’épuise pas à elle seule la question de la désindustrialisation française, qui mérite d’être confrontée à d’autres facteurs : coût du travail, spécialisation sectorielle, politiques nationales. Le débat, lui, ne fait que commencer.

Le Souv, pour une France qui s’appartient.

Vidéo « François Asselineau répond à des questions, direct UPR » de UPR

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