« Il ne laissera aucune trace dans l’histoire si ce n’est une trace catastrophique. » Invité sur la chaîne Front Populaire le 21 mai 2026, Michel Onfray porte un jugement sévère sur le bilan d’Emmanuel Macron, à un an du terme de son second mandat. Une formule qui soulève une question plus large : à quoi mesure-t-on concrètement l’héritage d’un président de la République ?

Pour le philosophe, la réponse tient en un mot : le peuple. Le legs d’un chef de l’État se juge à ce qui a été fait, ou défait, pour « le petit peuple », les gens de base, leur pouvoir d’achat, leur accès aux hôpitaux, aux écoles, à la culture. Sur ce terrain, Michel Onfray estime que la continuité l’emporte sur la rupture : depuis le tournant de la rigueur de mars 1983, les présidents successifs n’auraient fait qu’incarner, selon lui, une même séquence libérale européenne, dont Macron serait le dernier maillon plutôt que l’initiateur.

Reste une énigme : un mandat se mesure-t-il aux réformes engagées, aux institutions transformées, ou à la confiance laissée dans le pays après le départ ? La réponse tranchera peut-être moins dans les livres d’histoire que dans la mémoire de ceux qui auront vécu ces années.

Le Souv, pour une France qui s’appartient.

Vidéo « Michel Onfray commente la situation politique de Macron » de Front Populaire

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