La France compte 3 500 milliards d’euros de dette, un déficit annuel de 130 milliards et un service de la dette qui pourrait atteindre 130 milliards par an si les taux se maintiennent à 4 %. Pour Charles Gave, économiste et président de l’Institut des libertés, ces chiffres rendent une crise de financement souverain plausible. Il rappelle qu’un précédent existe : en 1976, le Royaume-Uni, pourtant siège du Fonds monétaire international, a dû solliciter l’aide de cette institution. Londres traversait alors une crise de la livre sterling et ne trouvait plus de prêteurs aux conditions soutenables. « Oui, on peut tout à fait faire faillite. On ne fait pas faillite, on ne paye simplement pas ses dettes. C’est la faillite », martèle-t-il. L’invité y voit un démenti à l’idée qu’une grande nation serait structurellement protégée. Il observe que l’écart de taux entre la France et les Pays-Bas s’élargit : la dette française s’échange avec un spread de 427 points de base, signe que les marchés commencent à intégrer un risque français. 57 % de la dette étant détenue par des étrangers, un retrait de ces créanciers suffirait à précipiter l’ajustement. « Les pays font faillite », insiste Charles Gave, qui décrit la mécanique : quand plus personne ne prête, l’État ne peut plus financer le niveau de vie promis. L’épisode britannique de 1976 lui sert de référence historique pour contester la prétendue immunité française.

Le Souv, pour une France qui s’appartient.

Vidéo « Critique de Charles Gave sur la direction politique française » de Sud Radio

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