Le LFB (Laboratoire français du fractionnement et des biotechnologies) est l’opérateur public français spécialisé dans le fractionnement des protéines plasmatiques issues du plasma sanguin humain. Le groupe produit des médicaments dérivés du plasma (immunoglobulines, albumine, facteurs de coagulation), ainsi que des biomédicaments issus des biotechnologies. Le LFB est l’héritier direct du CNTS (Centre national de transfusion sanguine), devenu société anonyme en juillet 2006 dans le cadre du Plan biologie médicale. Le siège est à Puteaux et les sites industriels à Lille et Les Ulis.
Le LFB est détenu à 100 % par l’État français via la SAS LFB Holding, supervisée par l’Agence des participations de l’État. Cette structure de propriété garantit la souveraineté sanitaire française dans une activité stratégique : la France est ainsi l’un des rares pays européens à disposer d’un fractionneur national, capable d’assurer la sécurité d’approvisionnement en médicaments dérivés du sang. Une nouvelle usine à Arras est en cours de construction pour sécuriser et augmenter les capacités de production françaises.
Le LFB réalise un chiffre d’affaires de l’ordre de 500 millions d’euros et emploie environ 2 300 collaborateurs. Le groupe est un actif souverain dans le sens strict : sa préservation publique a été réaffirmée à plusieurs reprises (dont le rapport Borne sur l’autonomie sanitaire en 2022) face aux propositions de privatisation ou de partenariat avec des opérateurs internationaux comme Octapharma ou CSL Behring.
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