En 2017, La République en marche remportait la majorité absolue à l’Assemblée nationale avec moins de 17% des électeurs inscrits. Un chiffre qui interroge sur la réalité du mandat démocratique ainsi conféré. C’est ce qu’a rappelé Nikola Mirkovic dans un entretien accordé au Cercle Aristote le 26 février 2026, pointant une dérive structurelle où la représentation nationale ne repose plus que sur une fraction du corps électoral.
Pour l’essayiste, spécialiste des questions de souveraineté, cette situation illustre la crise de légitimité qui frappe les institutions françaises. « Il n’y a plus de démocratie », assène-t-il, constatant que les opinions des Français ne sont quasiment jamais représentées au Parlement. Cette déconnexion entre le peuple et ses représentants nourrit, selon lui, le sentiment de dépossession qui traverse le pays.
L’auteur de Déclin et renouveau voit dans cet effondrement participatif le symptôme d’un système où l’État, devenu une administration froide, n’assure plus sa fonction d’institution des Français. Face à ce constat, il plaide pour des mécanismes de démocratie directe, comme le référendum d’initiative citoyenne ou la possibilité de révoquer des élus ne respectant pas leurs engagements de campagne. Une manière de réconcilier le peuple avec une souveraineté aujourd’hui confisquée par une oligarchie qui, majoritaire dans les urnes vides, demeure minoritaire dans le pays réel.
Voir aussi
*D’après un entretien de Nikola Mirkovic sur Cercle Aristote – Pierre-Yves Rougeyron*
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