Interrogé sur la proposition de Bruno Retailleau d’inscrire « la tradition judéo-chrétienne » dans la Constitution, François Asselineau conteste la formule sur le plan historique autant que politique. D’abord, rappelle-t-il lors d’un direct sur la chaîne UPR, la catégorie « judéo-chrétien » n’apparaît que dans les années 1970-1980 et ne correspond guère à l’histoire française, marquée par des persécutions de Juifs sous Philippe le Bel ou au Moyen Âge.
Mais l’argument décisif est pratique. Si la France reconnaissait officiellement une tradition judéo-chrétienne, il faudrait logiquement inscrire les fêtes juives au calendrier des jours fériés. Or, souligne Asselineau, on compte environ 450 000 Français de confession israélite pour plusieurs millions de confession musulmane. La demande symétrique des musulmans serait inévitable, créant une compétition communautaire que rien ne justifie. « Nos compatriotes juifs n’ont rien demandé, nos compatriotes musulmans n’ont rien demandé non plus », observe-t-il.
Il défend plutôt sa propre formulation : « République laïque de tradition chrétienne », où la laïcité reste le principe fondamental et où la tradition chrétienne renvoie à des faits objectifs (dimanche férié, égalité homme-femme, absence d’interdits alimentaires) sans ériger de religion en étalon. Une position qu’il présente comme « du bon sens », destinée à préserver l’unité française.
Le Souv, pour une France qui s’appartient.
Vidéo « François Asselineau répond à des questions, direct UPR » de UPR
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