Éric Branca retrace dans ce livre les rapports qu'entretenait Charles de Gaulle avec les grandes figures qui ont façonné l'ordre mondial de l'après-guerre. A travers l'étude de ces relations diplomatiques au plus haut niveau, il montre comment le Général concevait la place de la France dans un monde dominé par deux blocs, et les moyens qu'il se donnait pour ne pas y être absorbé. Ce n'est pas une biographie de plus : c'est une lecture des équilibres de puissance à travers le prisme des hommes qui les incarnaient, de Kennedy à Khrouchtchev en passant par Adenauer ou Mao.

Ce que l'ouvrage éclaire avec précision, c'est la doctrine gaullienne dans ses applications concrètes : le refus de l'alignement atlantique inconditionnel, la construction d'une force de dissuasion nationale, la politique monétaire qui conduira de Gaulle à exiger la conversion des dollars en or, et la vision d'une diplomatie française indépendante, capable de parler à tous sans se soumettre à personne. Ces choix, souvent présentés comme des postures, apparaissent ici comme une architecture cohérente au service d'une ambition précise : maintenir la France comme sujet de l'histoire, non comme objet des décisions des autres.

Publié en 2020 aux éditions Perrin, ce livre prend une résonance particulière dans un moment où la question de l'autonomie stratégique française est reposée avec une acuité que l'on croyait réservée aux décennies passées.

La présentation de ce livre vous a-t-elle été utile ?

Qu’est-ce qui n’allait pas ? (facultatif)

Signaler une erreur

Merci, c’est noté.