Alors que l’Afrique pourrait représenter une menace migratoire majeure pour l’Europe dans les décennies à venir — avec potentiellement 600 millions de personnes en excédent démographique d’ici la fin de la transition — Emmanuel Macron choisit la mise en scène plutôt que la défense des intérêts français. C’est le constat dressé par l’invité dans le Grand Entretien du Cercle Aristote.
Selon lui, le président français souffre d’un « rapport pathologique à l’humiliation » qui le pousse à rabaisser systématiquement la France sur la scène internationale. Plutôt que de porter un discours de souveraineté réciproque — « ici c’est chez vous, là-bas c’est chez moi » — et de proposer une relation dépassionnée fondée sur des intérêts communs, Macron préfère se livrer à ce que l’invité qualifie de « sketch » diplomatique.
L’analyse pointe un échec stratégique plus large : pendant que Paris humilie ses partenaires historiques, d’autres puissances comme l’Allemagne, la Turquie ou les États-Unis renforcent leur influence sur le continent. L’invité rappelle que la France n’a pourtant pas vocation à rompre tout lien avec l’Afrique, ne serait-ce que parce que Kinshasa reste la première ville francophone au monde. Mais cela exigerait un discours de vérité, loin de la posture macronienne.
Voir aussi
Cercle Aristote – Pierre-Yves Rougeyron
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